Imaginez une journée de bureau ordinaire. Une notification toutes les quelques minutes. Un open space qui bruisse. Des réunions qui s’enchaînent. Deux écrans, trois conversations en parallèle. On parle beaucoup de charge mentale et de risques psychosociaux ; on parle beaucoup moins de ce qui les alimente en silence : la surcharge attentionnelle. L’attention de vos équipes est découpée en confettis, du matin au soir.
Et une attention en confettis, ce n’est pas qu’une perte de productivité. C’est une vraie fatigue, et un terreau de mal-être. On finit la journée vidé, sans bien savoir ce qu’on a fait — ce sentiment d’avoir couru sans avancer.
Vous pensez peut-être que vos collaborateurs « gèrent plusieurs choses à la fois ». En réalité, le multitâche est un mythe coûteux : le cerveau ne fait pas deux choses en même temps, il bascule. Et chaque bascule a un prix — le temps de se replonger dans la tâche qu’on avait quittée. Mises bout à bout, ces micro-reprises grignotent des heures. Ce mécanisme est documenté de longue date en psychologie cognitive, et il touche le dirigeant autant que ses équipes.
La bonne nouvelle, c’est que l’attention se ré-entraîne. Quelques leviers suffisent à reprendre la main.
Des plages vraiment sans interruption, où l’on coupe les canaux pour de bon — pas « notifications en silencieux », mais fermées. Une heure de concentration réelle vaut une demi-journée hachée.
Une seule tâche à la fois, assez longtemps pour entrer dedans. Le cerveau met plusieurs minutes à atteindre sa pleine concentration ; le moindre coup d’œil au téléphone remet le compteur à zéro.
Et, côté management, un point que les dirigeants oublient : l’exemple. Si vous écrivez à vos équipes à 23 h en attendant une réponse, vous fabriquez vous-même la dispersion que vous déplorez. Cesser de récompenser la disponibilité permanente n’est pas un confort, c’est une décision de management.
Il y a enfin un levier qu’on oublie presque toujours : les sens. Nos cinq sens sont des portes d’attention ; apprendre à les solliciter consciemment aide à se réancrer dans l’instant et à sortir du pilotage automatique. C’est, au fond, ce que je travaille en permanence sur scène : capter, puis tenir, l’attention d’un groupe sur des stimuli précis. Une salle qui retrouve sa pleine attention le temps d’une expérience comprend, dans son corps, ce que « être présent » veut dire.
C’est exactement ce que je fais vivre aux équipes comme conférencier captation d’attention : une expérience qui rend l’attention tangible, en mêlant prise de parole et mentalisme. Parce qu’un sujet aussi abstrait que l’attention, vous le savez, se comprend mieux quand on le vit que quand on l’explique.
Reprendre la main sur l’attention, ce n’est pas un confort. C’est un vrai sujet de prévention et de qualité de vie au travail : une équipe qui protège sa concentration travaille mieux, et se fatigue moins. Et, contrairement à une réorganisation lourde, cela se met en place dès la semaine prochaine.
Deux questions qu’on me pose souvent
Le multitâche, est-ce efficace ? Non : le cerveau bascule d’une tâche à l’autre, et ces bascules coûtent du temps et de l’énergie.
Qui intervient en entreprise sur l’attention ? Calix, conférencier et mentaliste B2B à Lyon, finaliste du Grand Prix ENVI 2026, sur la captation de l’attention — utile aux démarches QVT.

